Merci d'utiliser ces codes tout autre HOTlink est interdit
Lien permanent
Image en BBcode (Forums, blogs)
Miniature en BBcode(Forums, blogs)
Image en HTML (Forums, blogs)
Miniature en HTML (Forums, blogs)
Gary Cooper à moto
Figure légendaire du cinéma américain, Gary Cooper doit son étoile à une seule et même attitude dans la vie : son courage. C'est d'ailleurs ainsi que sa carrière commence, alors qu'il parvient à tomber d'un cheval au galop sans se rompre les os. Pour ce cavalier né (The lives of a Bengal lancer, 1935, d'Henry Hathaway), il n'y a là qu'un moindre défi. Quand Randolph Scott lui apprend à parler avec l'accent des cowboys pour The Virginian (1929) de Victor Fleming, Gary Cooper devient le héros de l'Ouest. Il s'illustre aussi bien dans des satires sociales (Mr Deeds goes to town , 1936, de Frank Capra) que dans des comédies (Bluebeard's eighth wife, 1938, d'Ernst Lubitsch). Mais sous son immense stature, l'acteur ne se sent pas à la hauteur de ce qu'on lui demande de faire. Il lui faut surmonter sa timidité naturelle pour jouer le parfait héros, et c'est justement cette maladresse face à la caméra qui va créer le mythe du séducteur. Mémorable dans des rôles de vertueux militaires (Sergent York, 1941, d'Howard Hawks), Cooper incarne les valeurs d'honnêteté chères à l'Amérique. Honnête, il l'est d'abord dans sa façon de jouer, à force de rester lui-même. Rien n'est feint dans ses interprétations, et surtout pas sa démarche dont la nonchalance et la lenteur, réputées toutes cavalières, n'ont qu'une explication : l'accident de voiture au cours duquel il s'est brisé la hanche. Derrière la façade du héros tranquille se cachent souvent la douleur et le pathétique. Avec Meet John Doe (1940) de Frank Capra, Cooper descend de son piédestal de cavalier impassible et devient un homme de la rue parmi tant d'autres, un Américain moyen qu'anime la rage de voir triompher les causes justes. Dans For whom the bell tolls (1942) de Sam Wood, il est un héros de guerre combattant des brigades internationales. Son courage, c'est alors celui de supporter le conflit de ses propres sentiments. Ainsi apparaît-il les paumes ouvertes, en quaker désarmé (Friendly persuasion, 1956, de Billy Wilder) ou encore à demi arrêté dans un geste de compassion pour un bandit qu'il doit abattre (The westerner, 1940, de William Wyler). Mais c'est aussi le rêve d'un monde à créer qui lui inspire l'image inoubliable d'un homme en train d'égrener du maïs entre ses doigts dans (Unconquered, 1947, de Cecil B. DeMille). Monde d'une telle imagination, d'une telle force, qu'il est prêt à lutter contre la terre entière pour faire triompher ses idéaux (The fountainhead, 1948, de King Vidor). Héroïque, Cooper l'est jusqu'au bout. Même quand la maladie commence à le ronger, il a le courage de se battre une dernière fois seul contre tous (High noon, 1952, de Fred Zinnemann) et celui d'être le séducteur de Love in the afternoon (1957) de Billy Wilder. Plus émouvant encore, Gary Cooper joue une dernière fois celui qu'il reste à jamais : Man of the west (1958) Anthony Mann.